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	<title>Archives des Désertif&#039;actions 2026 - Désertif&#039;actions</title>
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	<description>Pour des territoires résilients face aux sécheresses : agissons dès maintenant !</description>
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	<title>Archives des Désertif&#039;actions 2026 - Désertif&#039;actions</title>
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	<item>
		<title>Retour sur l&#8217;atelier de restitution du Sommet organisé par SAILD</title>
		<link>https://desertif-actions.org/retour-sur-latelier-de-restitution-du-sommet-organise-par-saild/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jul 2026 09:20:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) a organisé le 16 juin 2026, à l’Hôtel SAVANO de Maroua, un atelier de restitution du Sommet international Désertif’actions 2026, tenu du 25 au 28 mars 2026 à Djerba en Tunisie. La rencontre a réuni une vingtaine de représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales décentralisées, des organisations de la société civile, des organisations paysannes, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs engagés dans la gestion durable des ressources naturelles.</p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/retour-sur-latelier-de-restitution-du-sommet-organise-par-saild/">Retour sur l&rsquo;atelier de restitution du Sommet organisé par SAILD</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le <a href="https://www.saild.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD)</a> a organisé le 16 juin 2026, à l’Hôtel SAVANO de Maroua, un atelier de restitution du Sommet international Désertif’actions 2026, tenu du 25 au 28 mars 2026 à Djerba en Tunisie. La rencontre a réuni une vingtaine de représentants des administrations publiques, des collectivités territoriales décentralisées, des organisations de la société civile, des organisations paysannes, des partenaires techniques et financiers ainsi que des acteurs engagés dans la gestion durable des ressources naturelles.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’objectif principal de cet atelier était de partager les principaux enseignements du Sommet, d’analyser leur pertinence pour le contexte de l’Extrême-Nord du Cameroun et de construire, de manière participative, une feuille de route locale visant à renforcer la résilience des territoires face à la sécheresse, à la dégradation des terres et aux effets du changement climatique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les travaux se sont articulés autour de quatre principaux temps forts que sont&nbsp;; le mot de bienvenue du Chef d’antenne SAILD-Maroua, la restitution synthétique du sommet, les travaux de groupes et l’élaboration d’une feuille de route locale.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Objectif de l&rsquo;atelier </h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier visait globalement à poser les bases de la traduction des recommandations issues du sommet Désertif’actions 2026 en solutions locales adaptées, afin de renforcer la résilience des communautés rurales de l’Extrême-Nord du Cameroun face à la sécheresse et aux crises climatiques, tout en favorisant la coopération entre acteurs institutionnels, communautaires et associatifs pour une gestion durable des terres et des ressources naturelles. De manière spécifique, il a été question de :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Partager les principaux enseignements et recommandations issus du Sommet Désertif’actions 2026 (Djerba, 25-28 mars 2026) ;</li>



<li>Identifier les implications pour les territoires et communautés concernées ;</li>



<li>Définir une feuille de route adaptée au contexte local ;</li>



<li>Renforcer la mobilisation des parties prenantes (OSC, collectivités, institutions, jeunes, femmes…).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Les résultats attendus </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les résultats attendus au terme de l’atelier étaient les suivants :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les principaux enseignements et recommandations issus du Sommet Désertif’actions 2026 (Djerba, 25-28 mars 2026) sont partagés ;</li>



<li>Les implications pour les territoires et communautés concernées sont identifiées ;</li>



<li>Une feuille de route adaptée au contexte local est définie.</li>



<li>La mobilisation des parties prenantes (OSC, collectivités, institutions, jeunes, femmes…) est renforcée.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading has-medium-font-size">Résultats obtenus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’atelier de restitution du Sommet international Désertif’actions 2026 a permis de partager avec les acteurs locaux, les enseignements majeurs issus de ce grand rendez-vous sur la lutte contre la désertification et la résilience des territoires à la sécheresse.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette dynamique, les discussions ont consolidé le fait que les défis liés à la sécheresse, à la dégradation des terres et à la gestion des ressources naturelles exigent des réponses territorialisées, participatives et durables. Les travaux de groupes ont permis de dégager des pistes d’actions concrètes en matière de restauration des terres, de gouvernance locale, de prévention des conflits et de mobilisation des financements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, la validation d’une feuille de route locale constitue une étape importante vers la structuration d’une dynamique régionale capable de porter les préoccupations des populations de l’Extrême-Nord tout en contribuant aux efforts nationaux et internationaux de lutte contre la désertification.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, les participants ont réaffirmé leur engagement à travailler ensemble pour traduire les recommandations formulées en actions concrètes, au bénéfice des communautés locales et des générations futures.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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</div>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/retour-sur-latelier-de-restitution-du-sommet-organise-par-saild/">Retour sur l&rsquo;atelier de restitution du Sommet organisé par SAILD</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le rapport final de Désertif&#8217;actions 2026 est en ligne</title>
		<link>https://desertif-actions.org/le-rapport-final-de-desertifactions-2026-est-en-ligne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Jul 2026 12:14:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Ressources et documentations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://desertif-actions.org/?p=7330</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le rapport final du Sommet international Désertif’actions 2026 est désormais disponible. Ce document restitue les temps forts de cette sixième édition</p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/le-rapport-final-de-desertifactions-2026-est-en-ligne/">Le rapport final de Désertif&rsquo;actions 2026 est en ligne</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Le rapport final du Sommet international Désertif’actions 2026 est désormais disponible. Ce document restitue les temps forts de cette sixième édition organisée du 25 au 28 mars 2026 à Djerba (Tunisie) et rassemble les analyses, les échanges et les recommandations formulées par les 350 participants mobilisés autour d&rsquo;un objectif commun : renforcer la résilience des territoires face aux sécheresses et contribuer aux négociations de la COP 17 de la CNULCD.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un document de référence</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Co-organisé par le<a href="https://www.cariassociation.org/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> CARI</a>, l&rsquo;<a href="https://www.oss-online.org/fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Observatoire du Sahara et du Sahel</a> (OSS) et la <a href="https://www.unccd.int/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Convention des Nations Unies sur la Lutte contre la Désertification </a>(CNULCD), en partenariat avec l&rsquo;Association de Citoyenneté et de Développement Durable (ACDD) et <a href="https://www.wwf.tn/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">WWF Afrique du Nord</a>, Désertif’actions 2026 a réuni des représentants de la société civile, des chercheurs, des institutions publiques et privées, des collectivités territoriales et des organisations internationales venus de tous les continents.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant trois jours, les participants ont partagé leurs expériences, confronté leurs analyses et co-construit des propositions pour mieux anticiper, prévenir et gérer les impacts croissants des sécheresses.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Ce que vous trouverez dans le rapport</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport retrace l&rsquo;ensemble des travaux du Sommet, parmi lesquels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>les séances plénières consacrées aux enjeux mondiaux des sécheresses, aux politiques publiques, aux dispositifs d&rsquo;anticipation et de gestion des crises ainsi qu&rsquo;au financement de la résilience ;</li>



<li>les panels d&rsquo;experts et les échanges scientifiques qui ont permis de dresser un état des connaissances et d&rsquo;identifier les leviers d&rsquo;action ;</li>



<li>les travaux de groupe sur les grands défis de la résilience des territoires : gestion de l&rsquo;eau, agroécologie, biodiversité, économie circulaire, pastoralisme, emploi, compétences, gouvernance, droits humains, rôle des femmes et des jeunes ou encore mesure de la résilience ;</li>



<li>les événements parallèles et le Forum des innovations, mettant en lumière des initiatives inspirantes venues de différents territoires ;</li>



<li>les recommandations élaborées en préparation de la COP 17 de la CNULCD, autour notamment de la future stratégie de la Convention, des synergies entre les Conventions de Rio, des négociations sur le pastoralisme, de la lutte contre la dégradation des terres et de la déclaration sur la sécheresse.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Le rapport revient également sur les conclusions du Sommet, les perspectives ouvertes en vue de la COP 17 et les moments forts de la journée grand public organisée dans le Village des Terres Arides.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Un</strong>e ressource<strong> pour poursuivre la mobilisation</strong></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà du compte rendu des échanges, ce rapport constitue un véritable outil de travail pour les acteurs engagés dans la lutte contre la désertification et l&rsquo;adaptation aux sécheresses. Il témoigne de la richesse des contributions réunies à Djerba et des solutions portées collectivement pour renforcer la résilience des territoires.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le rapport est dès à présent disponible en téléchargement.</strong> Nous vous invitons à le consulter et à le diffuser largement afin de prolonger la dynamique initiée lors de Désertif’actions 2026 et de nourrir les réflexions et les actions en faveur de territoires plus résilients.</p>



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<div class="wp-block-button has-custom-width wp-block-button__width-50"><a class="wp-block-button__link has-medium-font-size has-custom-font-size wp-element-button" href="https://desertif-actions.org/wp-content/uploads/2026/07/Rapport-final-DA26-VF-compresse.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>Consulter le rapport</strong></a></div>
</div>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/le-rapport-final-de-desertifactions-2026-est-en-ligne/">Le rapport final de Désertif&rsquo;actions 2026 est en ligne</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>COP désertification : les défis que la société civile doit relever pour continuer de peser</title>
		<link>https://desertif-actions.org/cop-desertification-les-defis-que-la-societe-civile-doit-relever-pour-continuer-de-peser/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 14:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://desertif-actions.org/?p=7087</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a toujours accordé une place singulière aux organisations de la société civile, bien plus large que dans les conventions sœurs sur le climat ou la biodiversité. Pourtant, à la COP16 et au CRIC23, les négociations ont dû s'interrompre à plusieurs reprises pour trancher une question qui aurait pu sembler réglée : le droit des OSC à se trouver dans la salle des discussions. Lors de la table ronde sur le rôle de la société civile dans la CNULCD qui s’est tenu le 27 mars pendant le sommet Désertif’actions à Djerba, les intervenantes ont souligné cette fragilisation. Mais elles ont également rappelé les victoires obtenues – telle celle sur la sécurisation du foncier - et donner des pistes pour avancer plus loin : penser une stratégie d’influence en amont, bien cibler des objectifs collectivement, s’accréditer davantage pour être dans les débats, travailler plus avec le secteur agricole… Le champ est ouvert.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a toujours accordé une place singulière aux organisations de la société civile, bien plus large que dans les conventions sœurs sur le climat ou la biodiversité. Pourtant, à la COP16 et au CRIC23, les négociations ont dû s&rsquo;interrompre à plusieurs reprises pour trancher une question qui aurait pu sembler réglée&nbsp;: le droit des OSC à se trouver dans la salle des discussions. Lors de la table ronde sur le rôle de la société civile dans la CNULCD qui s’est tenu le 27 mars pendant le sommet Désertif’actions à Djerba, les intervenantes ont souligné cette fragilisation. Mais elles ont également rappelé les victoires obtenues – telle celle sur la sécurisation du foncier &#8211; et donner des pistes pour avancer plus loin&nbsp;: penser une stratégie d’influence en amont, bien cibler des objectifs collectivement, s’accréditer davantage pour être dans les débats, travailler plus avec le secteur agricole… Le champ est ouvert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Parce que les terres sont un bien partagé, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) a réservé dès le départ une place particulière aux organisations de la société civile (OSC). Elles y sont représentées par un panel constitué de cinq membres appartenant chacun à une grande région du monde. Ce panel assure la continuité entre deux sessions : il traduit les décisions vers les organisations régionales, collecte leurs retours de terrain, les consolide et les porte aux négociateurs. «<strong><em> Nous applaudissons l&rsquo;UNCCD pour cela !</em></strong> », s’est réjoui Ellen Otaru Okedion, représentante Afrique du panel, lors d’une table ronde dédiée à la place de la société civile dans la COP, le 27 mars, au sommet Désertif’actions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une participation de la société civile «&nbsp;pas si acquise que ça&nbsp;»</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« <strong><em>Malheureusement, la participation des organisations de la société civile n&rsquo;est pas si acquise que ça, il faut toujours se battre pour ce droit</em></strong> », a souligné Philippine Dutailly, négociatrice de la France pour cette convention. Pour la spécialiste, ces tensions reflètent la « brutalisation des relations internationales », marquée par la multiplication des conflits, le retour en force des intérêts nationaux mais également la remise en question du rôle de la science dans les négociations multilatérales. Faute d’avoir pu être inscrits à l&rsquo;ordre du jour, deux sujets pourtant fondamentaux pour l’avenir de la convention n&rsquo;ont pas pu être discutés au CRIC23 : le groupe de travail intergouvernemental sur le futur cadre stratégique de la convention post-2030, créé à Riyad précisément pour anticiper l&rsquo;après, et la place de la science dans les décisions de la convention, soit celle du SPI (Science-Policy Interface).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cet organe composé de scientifiques indépendants a pour mandat de « <strong><em>traduire la science dans un langage compréhensible et exploitable par les décideurs </em></strong>», a expliqué Manon Albagnac, chargée de projet au CARI qui en est membre. Une sorte de « <strong><em>GIEC de la désertification, sans l&rsquo;aura du GIEC</em></strong> », a-t-elle ajouté. Or alors que sa charge de travail augmente, cette instance voit ses moyens stagner. Elle fournit pourtant la base scientifique indispensable pour éviter que la convention ne devienne un espace «<strong><em> où chacun tire la couverture à soi</em></strong> », a décrit Manon Albagnac. Dans ce contexte tendu, Juliane Wiesenhüter, conseillère du point focal allemand et négociatrice pour le groupe occidental, a prévenu : « <strong><em>Ne soyez pas frustrés si nous faisons de petits pas. Tant que nous sommes en dialogue, nous parlons, et c&rsquo;est important.</em></strong> »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un risque de fragmentation des discours avec la multiplication des enceintes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre risque vient de l’élargissement progressif des thématiques couvertes par la Convention. Elle traite désormais des tempêtes de sable, des migrations, du genre, du pastoralisme, des peuples autochtones ou des communautés locales. La mise en place de nouveaux groupes de travail ou de caucus thématiques créent un risque, celui de voir les voix de la société civile se fragmenter. « <strong><em>La valeur et la force du message des OSC, c&rsquo;est qu&rsquo;une diversité de personnes avec des cultures, des langues, des contextes géographiques complètement différents, s&rsquo;accordent à dire une seule et même chose d&rsquo;une voix forte et puissante</em></strong> », a rappelé Philippine Dutailly.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais les difficultés ne doivent pas masquer les réussites. Comme l’ont rappelé les intervenantes, c’est grâce au travail de la société civile que la convention a intégré les droits fonciers dans ses préoccupations. La progression de l&rsquo;agroécologie dans les textes &#8211; avec plus d&rsquo;une dizaine de références dans les décisions de COP obtenues en alliance avec des pays pionniers comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Guinée ou la Tanzanie qui ont adopté des stratégies nationales &#8211; est également le fruit de son travail, fondé sur le dialogue. « <strong><em>On ne vient pas dans cette COP avec un esprit de bagarre. On vient co-construire des solutions avec les décideurs</em></strong> », a résumé Manon Albangnac.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un positionnement stratégique à préparer en amont des discussions</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comment la société civile pourrait-elle peser davantage ? D’abord, en s’accréditant auprès de la CNULCD. « <strong><em>Si vous n&rsquo;êtes pas accrédité, vous n&rsquo;êtes pas à la table des discussions</em></strong> », a rappelé Ellen Otaru Okedion. De l’avis des intervenantes, les organisations ont également intérêt à bien penser leur positionnement stratégique au sein de la COP elle-même, en choisissant leurs espaces d’intervention selon les messages qu’elles veulent délivrer et les publics visés. Une réflexion qui demande un gros travail en amont. « <em><strong>Les décisions se préparent longtemps avant la salle de négociation </strong></em>», a rappelé Juliane Wiesenhüter. Travailler avec les points focaux nationaux, produire des publications, alimenter le débat scientifique apparaît crucial.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour la négociatrice, comme pour Wangu Mwangi, d’Ambition Loop au Kenya, cela passe aussi par la création de synergies entre conventions. «<em><strong> Il faut connecter les agendas, chercher à avancer ensemble sur des dossiers communs</strong></em> », a insisté Wango Mwangi, à la fois paysanne et participante à la COP. La question de l’agriculture est aussi revenue dans le débat. Paradoxalement, le secteur a mis du temps à trouver sa place dans une convention pourtant centrée sur les terres et les sols. Aujourd’hui, les organisations paysannes et pastorales sont sous-représentées parmi les OSC accréditées. Pour Manon Albagnac, «<strong><em> il va falloir davantage les mobiliser </em></strong>», et trouver des fronts communs susceptibles d’aider à mobiliser davantage les politiques et les décideurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/cop-desertification-les-defis-que-la-societe-civile-doit-relever-pour-continuer-de-peser/">COP désertification : les défis que la société civile doit relever pour continuer de peser</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Financer la lutte contre la sécheresse : une équation insoluble sans changements de fond</title>
		<link>https://desertif-actions.org/financer-la-lutte-contre-la-secheresse-une-equation-insoluble-sans-changements-de-fond/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 09:32:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://desertif-actions.org/?p=7070</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un milliard de dollars par jour d'ici à 2030 : c'est le montant qu'il faudrait mobiliser pour restaurer 1,5 milliard d'hectares de terres dégradées et atteindre les objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Un chiffre au cœur de la table ronde consacrée aux financements, qui s’est tenu dans le cadre du sommet Désertif’actions le 26 mars à Djerba. Car derrière ce vertige arithmétique se cache une autre question redoutable : la difficulté d’acheminer l’argent « aux bons endroits », là où il sera efficace.</p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/financer-la-lutte-contre-la-secheresse-une-equation-insoluble-sans-changements-de-fond/">Financer la lutte contre la sécheresse : une équation insoluble sans changements de fond</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Un milliard de dollars par jour d&rsquo;ici à 2030 : c&rsquo;est le montant qu&rsquo;il faudrait mobiliser pour restaurer 1,5 milliard d&rsquo;hectares de terres dégradées et atteindre les objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Un chiffre au cœur de la table ronde consacrée aux financements, qui s’est tenu dans le cadre du sommet Désertif’actions le 26 mars à Djerba. Car derrière ce vertige arithmétique se cache une autre question redoutable : la difficulté d’acheminer l’argent «&nbsp;aux bons endroits&nbsp;», là où il sera efficace.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au sein de l&rsquo;Agence française de développement (AFD), la lutte contre la sécheresse est une priorité stratégique de longue date. Elle se traduit par la volonté de développer « une agriculture diversifiée, des sols vivants qui réussissent à stocker de l&rsquo;eau, des investissements dans des infrastructures de stockage, des pratiques agricoles plus économes en eau, la réutilisation des eaux usées », a expliqué Sandra Rulière, responsable adjointe de la division agriculture, développement rural et biodiversité de l&rsquo;institution, le 26 mars pendant la table ronde organisée lors du sommet Désertif’actions à Djerba. Tout cela se décline par le déploiement d’une enveloppe de 600 millions à 1 milliard d’euros par an pour soutenir les transitions agroécologiques — au pluriel, insiste-t-elle, « parce que la transition agroécologique doit être pragmatique, adaptée au contexte ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’AFD estime que deux tiers des financements formels de l&rsquo;agriculture viennent des institutions financières, des banques publiques agricoles. En Afrique, les fonds publics fournissent même près de 80 % des ressources pour la résilience. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: il faudrait l’appui du secteur privé car beaucoup d&rsquo;agriculteurs et d&rsquo;éleveurs déclarent ne pas accéder au crédit. Mais les investisseurs privés ne veulent pas prendre le risque de financer l’agriculture ou l’économie africaine. Ce qui a de lourdes conséquences : « Aujourd&rsquo;hui, si les pays africains veulent aller sur les marchés financiers, ils paient plus cher que d&rsquo;autres pays. », a rappelé Al-Hamndou Dorsouma, chef de la division Climat et Croissance verte à la Banque africaine de développement (BAD). Pour le responsable, au-delà de la disponibilité des fonds, il ne faut pas mettre de côté la difficulté du fléchage&nbsp;: « dans la plupart des mécanismes développés ces dernières années, les acteurs de terrain n&rsquo;accèdent pas directement aux ressources financières ». Les budgets vont aux gouvernements, qui sont censés les redistribuer à l&rsquo;échelle locale, or «&nbsp;c&rsquo;est là où ça bloque », selon l’expert.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir des fenêtres de financement direct pour les acteurs de terrain</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour contourner cette difficulté, la BAD a cherché ces dernières années à ouvrir des fenêtres de financement direct pour les acteurs de terrain — ONG, communautés locales, municipalités — en dehors du circuit étatique classique. Au Bénin, un projet d&rsquo;un million de dollars, acheminé directement via des structures locales, a ainsi financé 15 investissements dans 9 communes. La banque développe aussi des programmes régionaux de grande envergure — le Drought Resilient Programme for Horn of Africa, à sa quatrième phase depuis 2012, ou le PIDACC en Afrique de l&rsquo;Ouest, cofinancé par le Fonds vert pour le climat. De son côté, l’AFD a notamment initié un accompagnement des banques publiques agricoles — Crédit Agricole du Maroc, LBA au Sénégal, FIRA au Mexique, ou encore une banque d&rsquo;élevage en Ouzbékistan — dans le financement des exploitants via des lignes de crédit bonifiées. Il s’agit de proposer « <strong><em>des taux d&rsquo;intérêt subventionnés, plus bas, adaptés pour les producteurs</em></strong> », a expliqué Sandra Rullière. En contrepartie, les banques s&rsquo;engagent à financer des pratiques agroécologiques — et l&rsquo;AFD les accompagne avec de l&rsquo;assistance technique et des outils innovants pour s&rsquo;assurer de leur mise en œuvre sur le terrain sans renchérir le crédit. Entre 2008 et 2022, plus de 900 millions d&rsquo;euros ont été engagés auprès de 50 institutions financières, qui ont à leur tour financé des milliers d&rsquo;agriculteurs. «<em><strong> On a un levier extrêmement fort</strong></em> », conclut-elle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais cette dynamique ne peut fonctionner sans des politiques publiques adaptées. « <strong><em>Des politiques incohérentes, cela signifie des investissements incohérents</em></strong> », a mis en garde la responsable. Or l’une de ces incohérences réside dans le manque de mobilisation des Etats face aux sécheresses. Malgré son statut de « <strong><em>crise climatique la plus coûteuse et la plus mortelle </em></strong>», ce phénomène « <strong><em>n&rsquo;est toujours pas devenu une priorité nationale de développement</em></strong> », a regretté Al-Hamndou Dorsouma. Or les banques multilatérales répondent aux priorités des États. «<strong><em> Si les États en font une priorité, je ne vois pas pour quelles raisons nous ne financerions pas.</em></strong> » Au Mécanisme mondial de la Convention, Habiba Khiari déplore quant à elle la difficulté des Etats à bâtir des plans de lutte contre la sécheresse bien construits. «<strong><em>&nbsp;Nous avons remarqué que les pays n&rsquo;ont pas bien programmé ces plans, leurs cibles. Il y a des redondances, le financement est fragmenté entre plusieurs secteurs, plusieurs cadres, le climat, l&rsquo;humanitaire, le développement</em></strong>.&nbsp;» En découle une mauvaise lisibilité pour les donateurs, les bailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncé lors de la COP16, le Partenariat mondial pour la résilience à la sécheresse tente de répondre à ces blocages. Le dispositif prévoit un fonds de préparation pour élaborer des plans intégrés sécheresse-investissement ; une facilité de développement de projets, adossée à un fond multipartenaire et à un instrument dédié au secteur privé (le Drought Resilience Investment Facility) ; et une banque de connaissances pour mutualiser les solutions. Selon Habiba Khiari, le secrétariat devrait être opérationnel avant la fin de l&rsquo;année. Pour la responsable, il est en tout cas nécessaire de renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux pour leur permettre de mieux répondre aux demandes des financeurs. Tant que cela ne sera pas fait, «<strong><em> le rythme de mobilisation des ressources sera lent et prendra beaucoup de temps </em></strong>». Et pour Sandra Rullière, il est aussi indispensable de travailler collectivement, particulièrement au niveau local, sur les priorités de financement, une dimension qu’elle estime souvent oubliée. «<strong><em> La gestion des ressources naturelles, ce sont des usages différents, avec des besoins qui peuvent être contraires et contradictoires </em></strong>», souligne-t-elle. Décider d&rsquo;affecter une terre, une mare, une forêt à tel usage, à tel moment « <strong><em>nécessite d&rsquo;accompagner le dialogue </em></strong>». Or les animateurs territoriaux capables de faciliter ces arbitrages sont rares, et leur formation absente des cursus.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Qu’est-ce que la COP 17, qui aura lieu en août prochain en Mongolie, pourrait changer&nbsp;?</strong> Du point de vue d’Al-Hamndou Dorsouma, il faut y valider un protocole sur la sécheresse, réclamé de longue date par les pays africains et resté hors de portée à Riyad. « <em><strong>L&rsquo;Afrique a beaucoup lutté pour ce protocole.</strong></em> » Pour lui, la clé réside dans la priorisation de la sécheresse par les Etats et dans une réforme qui leur permettent d’absorber ce qui existe déjà : financements souverains, obligations vertes, mécanismes d&rsquo;assurance. «<strong><em> Augmenter la capacité d&rsquo;absorption des États : c&rsquo;est pour moi le plus important, et c&rsquo;est beaucoup plus vers les États que vers la COP.</em></strong> » Sandra Rullière évoque de son côté l’enjeu de la rémunération de la performance environnementale. Commerce équitable, achats responsables des entreprises, mécanismes de péréquation publics… Les outils existent à la marge, mais restent insuffisants. Une chose est en tout cas certaine, selon Habiba Khiari : « <em><strong>On ne peut pas s&rsquo;offrir le luxe de travailler chacun de son côté sur ces thématiques. L&rsquo;urgence est signalée</strong></em>. »</p>



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<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/financer-la-lutte-contre-la-secheresse-une-equation-insoluble-sans-changements-de-fond/">Financer la lutte contre la sécheresse : une équation insoluble sans changements de fond</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
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		<item>
		<title>Repenser les politiques publiques pour construire la résilience à la sécheresse</title>
		<link>https://desertif-actions.org/repenser-les-politiques-publiques-pour-construire-la-resilience-a-la-secheresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2000 et 2019, plus d’1,4 milliard de personnes ont été touchées par des sécheresses. Ce chiffre de la FAO témoigne de l’ampleur du phénomène, dont la fréquence et l’intensité ne cesse de s’accroître au fil du temps. Au cœur des échanges lors du premier jour du sommet Désertif’actions, qui se tient à Djerba du 25 au 28 mars : les réponses que peuvent offrir les politiques publiques. Car aujourd’hui, le sujet est moins technique que politique.</p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/repenser-les-politiques-publiques-pour-construire-la-resilience-a-la-secheresse/">Repenser les politiques publiques pour construire la résilience à la sécheresse</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph">Entre 2000 et 2019, plus d’1,4 milliard de personnes ont été touchées par des sécheresses. Ce chiffre de la FAO témoigne de l’ampleur du phénomène, dont la fréquence et l’intensité ne cesse de s’accroître au fil du temps. Au cœur des échanges lors du premier jour du sommet Désertif’actions, qui se tient à Djerba du 25 au 28 mars&nbsp;: les réponses que peuvent offrir les politiques publiques. Car aujourd’hui, le sujet est moins technique que politique. Pour faire face à ces épisodes climatiques extrêmes, un certain nombre de solutions existent, mais elles sont trop souvent confinées dans des zones «&nbsp;tests&nbsp;» ou bien requièrent des changements systémiques. Les développer à l’échelle de territoires nécessite des outils et des stratégies politiques pas simples à mettre en œuvre.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le monde, 11 % des terres en cultures pluviales et 14 % des pâturages ont été confrontés à des sécheresses ces 40 dernières années. Ces chiffres issus du dernier rapport de la FAO<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> ont été présentés par Nora Berrahmouni, directrice adjointe du département «&nbsp;Land and water&nbsp;» de l’organisation lors de la 6<sup>ème</sup> édition de Désertif’actions, qui se déroule à Djerba du 25 au 28 mars. «&nbsp;<strong><em>Si nous sommes dans un scénario où le réchauffement climatique est de + 4 °, nous aurons sept fois plus de sécheresse</em></strong>&nbsp;», a prévenu la spécialiste dans le cadre d’une table ronde dédiée à l’impact des sécheresses dans le monde et à leur prise en compte politique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conséquences de ces épisodes climatiques extrêmes sont multiples et concernent tant les disponibilités en nourriture pour la population et les animaux, que l’activité économique ou la diversité des écosystèmes. «&nbsp;Quand le bétail est décimé parce qu’il n’y a plus d’eau, les éleveurs sont bien sûr touchés, mais aussi ceux qui consomment leurs produits comme le lait, a par exemple souligné Harouna Abarchi, président de l’association nigérienne A2N (Alliance globale pour l’IYRP). L’environnement est aussi modifié car les animaux transportent des graines dans leurs fèces, ce qui permet de diversifier la flore locale, et dans les moments de sécheresse, cela disparaît&nbsp;». Universitaire kenyane, Dorothy Amwata a pour sa part notamment mis l’accent sur la fragilisation des femmes et des personnes handicapées, encore plus mal équipées que les autres pour résister.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Savoir adapter les espèces</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, des solutions existent. C’est ce qu’a expliqué Sahbi Mahjoub, fondateur de la société Sadira spécialisée dans l’arboriculture. «<em><strong>&nbsp;Nous avons 700 hectares de fruitiers répartis du nord au sud de la Tunisie, et avec le dérèglement climatique, la multiplication des sécheresses et des inondations, nous avons dû nous réinventer totalement</strong></em>&nbsp;». Cette réinvention passe par l’adaptation des espèces. Le professionnel fait ainsi la promotion dans la région de Gabès de la culture de tomates irriguée avec de l’eau osmosée. «&nbsp;U<strong><em>n hectare permet de faire vivre très bien une dizaine de familles&nbsp;</em></strong>», a-t-il souligné. L’un de ses prochains défis&nbsp;: développer la culture de framboises et de myrtilles à l’aide de nouvelles variétés. Leurs besoins en froid sont très faibles et elles pourraient être alimentées par de l’eau dessalée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Si pour l’entrepreneur, l’une des solutions à la sécheresse passe par la sédentarisation des populations grâce à des activités économiques qui rapportent de quoi vivre, Harouna Abarchi, dont le pays est tourné vers l’élevage, mise de son côté sur la mobilité. «<strong><em>&nbsp;Il faut que les pasteurs puissent bouger d’une zone moins nantie à une autre mieux nantie, ce qui permet une régénération de la terre&nbsp;</em></strong>», a-t-il souligné. Comme Sahbi Mahjoub, il croit sinon en l’adaptation des espèces. «&nbsp;De manière ‘très scientifique’, les éleveurs vont privilégier des races de bovins qui marchent bien pour faciliter la transhumance&nbsp;», a-t-il ainsi précisé. Pour Dorothy Amwata, ces pratiques, quelles qu’elles soient, doivent absolument être pensées dans le temps long. Selon elle, «&nbsp;Il faut passer de la réponse à la sécheresse à la prévention des risques à l’aide de mesures de long terme&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prévenir le risque sécheresse plutôt que gérer les crises</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Un point largement partagé par Jean-Luc Chotte, chercheur à l’IRD et président du Comité scientifique français sur la désertification (CSFD). «&nbsp;<em><strong>La sécheresse ne doit pas être considérée comme une crise, mais comme un risque systémique, a-t-il expliqué. Son impact est lié à la vulnérabilité des populations comme à celle des écosystèmes, qui sont ou non préparés à ce type de risques&nbsp;</strong></em>». Cette «&nbsp;préparation&nbsp;» implique de développer une résilience &#8211; à l’échelle des populations comme des écosystèmes &#8211; qui permet d’anticiper les risques de manière à rendre les systèmes moins voire plus vulnérables. Elle ne peut se construire que sur le long terme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;On a les connaissances, on a les cadres institutionnels au niveau international, la volonté politique mais on n’avance pas assez vite&nbsp;», a déploré l’expert. Plusieurs causes à cela, parmi lesquelles la forte fragmentation de ces cadres institutionnels mais aussi la difficulté à agir en même temps sur des plans très différents. Responsable de la commune nigérienne d’Hamdollaye, qui regroupe 78 villages et 40 hameaux près de Niammey, Harouna Inoussa souligne ainsi le besoin d’une réforme foncière. «&nbsp;<em><strong>La majorité de nos agriculteurs exploitent des champs d’héritage, qui sont partagés entre tous les descendants et sont trop petits pour leur permettre de gagner leur vie</strong></em>&nbsp;». Mais s’attaquer à ce seul sujet ne suffit pas&nbsp;: il faut également protéger l’environnement à l’aide d’une législation adaptée, encadrer le coût des intrants tout en promouvant des techniques de production plus durables…. Ce qui demande, du temps, des compétences et des budgets, l’un des nœuds du problème. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser les financements avec une logique de long terme</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Burkina Faso, Bernabé Traoré note ainsi la fragilité des financements d’un certain nombre d’outils d’appui aux politiques publiques, par exemple en matière de systèmes d’alerte&nbsp;: «<strong><em>&nbsp;Des mécanismes se mettent en place, mais très souvent, les systèmes sont financés par des programmes qui ont une fin et il est difficile de les rendre durables</em></strong>&nbsp;». Sociologue du développement rural, Awatef Mabrouk regrette pour sa part certains contextes : «&nbsp;E<em><strong>n Tunisie, nous avons une gouvernance centralisée. Mais ce n’est pas optimisé par rapport à la connexion avec les réalités territoriales</strong></em>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour Jean-Luc Chotte, l’une des réponses à ces difficultés consiste à ne plus mettre la question des sécheresses «&nbsp;partout&nbsp;» mais «&nbsp;au centre&nbsp;». Selon lui, «&nbsp;<strong><em>la dilution politique actuelle conduit à ce que personne ne soit redevable d’une action ou d’une non action sur la sécheresse</em></strong>&nbsp;». De quoi donner matière à penser avant la COP 17 qui aura lieu en août prochain.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> L&rsquo;État des ressources en terres et en eau pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture dans le monde 2025</p>



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<p class="wp-block-paragraph"></p>



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