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	<title>DA-admin, auteur/autrice sur Désertif&#039;actions</title>
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	<description>Pour des territoires résilients face aux sécheresses : agissons dès maintenant !</description>
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	<title>DA-admin, auteur/autrice sur Désertif&#039;actions</title>
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		<title>COP désertification : les défis que la société civile doit relever pour continuer de peser</title>
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		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Apr 2026 14:29:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a toujours accordé une place singulière aux organisations de la société civile, bien plus large que dans les conventions sœurs sur le climat ou la biodiversité. Pourtant, à la COP16 et au CRIC23, les négociations ont dû s'interrompre à plusieurs reprises pour trancher une question qui aurait pu sembler réglée : le droit des OSC à se trouver dans la salle des discussions. Lors de la table ronde sur le rôle de la société civile dans la CNULCD qui s’est tenu le 27 mars pendant le sommet Désertif’actions à Djerba, les intervenantes ont souligné cette fragilisation. Mais elles ont également rappelé les victoires obtenues – telle celle sur la sécurisation du foncier - et donner des pistes pour avancer plus loin : penser une stratégie d’influence en amont, bien cibler des objectifs collectivement, s’accréditer davantage pour être dans les débats, travailler plus avec le secteur agricole… Le champ est ouvert.</p>
<p>L’article <a href="https://desertif-actions.org/cop-desertification-les-defis-que-la-societe-civile-doit-relever-pour-continuer-de-peser/">COP désertification : les défis que la société civile doit relever pour continuer de peser</a> est apparu en premier sur <a href="https://desertif-actions.org">Désertif&#039;actions</a>.</p>
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<p>La Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) a toujours accordé une place singulière aux organisations de la société civile, bien plus large que dans les conventions sœurs sur le climat ou la biodiversité. Pourtant, à la COP16 et au CRIC23, les négociations ont dû s&rsquo;interrompre à plusieurs reprises pour trancher une question qui aurait pu sembler réglée&nbsp;: le droit des OSC à se trouver dans la salle des discussions. Lors de la table ronde sur le rôle de la société civile dans la CNULCD qui s’est tenu le 27 mars pendant le sommet Désertif’actions à Djerba, les intervenantes ont souligné cette fragilisation. Mais elles ont également rappelé les victoires obtenues – telle celle sur la sécurisation du foncier &#8211; et donner des pistes pour avancer plus loin&nbsp;: penser une stratégie d’influence en amont, bien cibler des objectifs collectivement, s’accréditer davantage pour être dans les débats, travailler plus avec le secteur agricole… Le champ est ouvert.</p>



<p>Parce que les terres sont un bien partagé, la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) a réservé dès le départ une place particulière aux organisations de la société civile (OSC). Elles y sont représentées par un panel constitué de cinq membres appartenant chacun à une grande région du monde. Ce panel assure la continuité entre deux sessions : il traduit les décisions vers les organisations régionales, collecte leurs retours de terrain, les consolide et les porte aux négociateurs. «<strong><em> Nous applaudissons l&rsquo;UNCCD pour cela !</em></strong> », s’est réjoui Ellen Otaru Okedion, représentante Afrique du panel, lors d’une table ronde dédiée à la place de la société civile dans la COP, le 27 mars, au sommet Désertif’actions.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Une participation de la société civile «&nbsp;pas si acquise que ça&nbsp;»</h2>



<p>« <strong><em>Malheureusement, la participation des organisations de la société civile n&rsquo;est pas si acquise que ça, il faut toujours se battre pour ce droit</em></strong> », a souligné Philippine Dutailly, négociatrice de la France pour cette convention. Pour la spécialiste, ces tensions reflètent la « brutalisation des relations internationales », marquée par la multiplication des conflits, le retour en force des intérêts nationaux mais également la remise en question du rôle de la science dans les négociations multilatérales. Faute d’avoir pu être inscrits à l&rsquo;ordre du jour, deux sujets pourtant fondamentaux pour l’avenir de la convention n&rsquo;ont pas pu être discutés au CRIC23 : le groupe de travail intergouvernemental sur le futur cadre stratégique de la convention post-2030, créé à Riyad précisément pour anticiper l&rsquo;après, et la place de la science dans les décisions de la convention, soit celle du SPI (Science-Policy Interface).</p>



<p>Cet organe composé de scientifiques indépendants a pour mandat de « <strong><em>traduire la science dans un langage compréhensible et exploitable par les décideurs </em></strong>», a expliqué Manon Albagnac, chargée de projet au CARI qui en est membre. Une sorte de « <strong><em>GIEC de la désertification, sans l&rsquo;aura du GIEC</em></strong> », a-t-elle ajouté. Or alors que sa charge de travail augmente, cette instance voit ses moyens stagner. Elle fournit pourtant la base scientifique indispensable pour éviter que la convention ne devienne un espace «<strong><em> où chacun tire la couverture à soi</em></strong> », a décrit Manon Albagnac. Dans ce contexte tendu, Juliane Wiesenhüter, conseillère du point focal allemand et négociatrice pour le groupe occidental, a prévenu : « <strong><em>Ne soyez pas frustrés si nous faisons de petits pas. Tant que nous sommes en dialogue, nous parlons, et c&rsquo;est important.</em></strong> »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un risque de fragmentation des discours avec la multiplication des enceintes</h2>



<p>Un autre risque vient de l’élargissement progressif des thématiques couvertes par la Convention. Elle traite désormais des tempêtes de sable, des migrations, du genre, du pastoralisme, des peuples autochtones ou des communautés locales. La mise en place de nouveaux groupes de travail ou de caucus thématiques créent un risque, celui de voir les voix de la société civile se fragmenter. « <strong><em>La valeur et la force du message des OSC, c&rsquo;est qu&rsquo;une diversité de personnes avec des cultures, des langues, des contextes géographiques complètement différents, s&rsquo;accordent à dire une seule et même chose d&rsquo;une voix forte et puissante</em></strong> », a rappelé Philippine Dutailly.</p>



<p>Mais les difficultés ne doivent pas masquer les réussites. Comme l’ont rappelé les intervenantes, c’est grâce au travail de la société civile que la convention a intégré les droits fonciers dans ses préoccupations. La progression de l&rsquo;agroécologie dans les textes &#8211; avec plus d&rsquo;une dizaine de références dans les décisions de COP obtenues en alliance avec des pays pionniers comme le Sénégal, le Burkina Faso, la Guinée ou la Tanzanie qui ont adopté des stratégies nationales &#8211; est également le fruit de son travail, fondé sur le dialogue. « <strong><em>On ne vient pas dans cette COP avec un esprit de bagarre. On vient co-construire des solutions avec les décideurs</em></strong> », a résumé Manon Albangnac.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un positionnement stratégique à préparer en amont des discussions</h2>



<p>Comment la société civile pourrait-elle peser davantage ? D’abord, en s’accréditant auprès de la CNULCD. « <strong><em>Si vous n&rsquo;êtes pas accrédité, vous n&rsquo;êtes pas à la table des discussions</em></strong> », a rappelé Ellen Otaru Okedion. De l’avis des intervenantes, les organisations ont également intérêt à bien penser leur positionnement stratégique au sein de la COP elle-même, en choisissant leurs espaces d’intervention selon les messages qu’elles veulent délivrer et les publics visés. Une réflexion qui demande un gros travail en amont. « <em><strong>Les décisions se préparent longtemps avant la salle de négociation </strong></em>», a rappelé Juliane Wiesenhüter. Travailler avec les points focaux nationaux, produire des publications, alimenter le débat scientifique apparaît crucial.</p>



<p>Pour la négociatrice, comme pour Wangu Mwangi, d’Ambition Loop au Kenya, cela passe aussi par la création de synergies entre conventions. «<em><strong> Il faut connecter les agendas, chercher à avancer ensemble sur des dossiers communs</strong></em> », a insisté Wango Mwangi, à la fois paysanne et participante à la COP. La question de l’agriculture est aussi revenue dans le débat. Paradoxalement, le secteur a mis du temps à trouver sa place dans une convention pourtant centrée sur les terres et les sols. Aujourd’hui, les organisations paysannes et pastorales sont sous-représentées parmi les OSC accréditées. Pour Manon Albagnac, «<strong><em> il va falloir davantage les mobiliser </em></strong>», et trouver des fronts communs susceptibles d’aider à mobiliser davantage les politiques et les décideurs.</p>



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			</item>
		<item>
		<title>Dessiner pour alerter : Muzaffar Yulchi lauréat du concours de dessins de presse</title>
		<link>https://desertif-actions.org/dessiner-pour-alerter-muzaffar-yulchi-laureat-du-concours-de-dessins-de-presse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 09:56:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le concours international de dessins de presse organisé dans le cadre du sommet Desertif’actions 2026 a livré son verdict, couronnant des talents venus du monde entier. La cérémonie de remise des prix s’est tenue le 27 mars 2026, lors d’un gala organisé à l’hôtel Fiesta Beach, à Djerba, en Tunisie, en présence de nombreux acteurs engagés dans les enjeux liés aux territoires arides et au pastoralisme.</p>
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<p>Le concours international de dessins de presse organisé dans le cadre du sommet Désertif’actions 2026 a livré son verdict, couronnant des talents venus du monde entier. La cérémonie de remise des prix s’est tenue le 27 mars 2026, lors d’un gala organisé à l’hôtel Fiesta Beach, à Djerba, en Tunisie, en présence de nombreux acteurs engagés dans les enjeux liés aux territoires arides et au pastoralisme.</p>



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<p>1er prix du concours : « Barrier to Pastoralism » de Muzaffar Yulchi, Ouzbékistan</p>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<p>Le premier prix a été attribué à l’artiste ouzbek <strong>Muzaffar Yulchi,</strong> dont le travail a su séduire le jury par la force de son regard et la finesse de son trait. Né en 1993 dans le village de Sang, dans la région de Namangan, en Ouzbékistan, Muzaffar Yulchi s’est formé dès son plus jeune âge aux arts visuels. Après des études à l’école n° 35 puis au Collège d’art de Namangan, il a poursuivi son parcours à l’Institut national de peinture et de design Kamoliddin Behzod à Tachkent, où il a obtenu sa licence en 2016.</p>



<p>Graphiste, dessinateur et illustrateur, il développe une œuvre marquée par une volonté affirmée de porter un regard différent sur le monde. Ses créations, souvent empreintes de symbolisme et de critique sociale, lui ont déjà valu une reconnaissance internationale : une dizaine de ses œuvres ont été primées dans des concours à travers le monde, et il a participé à plus de 70 expositions internationales consacrées à l’affiche et à la caricature.</p>
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</div>



<p>Le jury, présidé par Jean-Michel Renault, a salué une œuvre « à la fois percutante et universelle », capable de traduire avec justesse les enjeux contemporains liés à la désertification et aux modes de vie pastoraux. La remise du prix s’est déroulée en présence de l’artiste, venu spécialement d’Ouzbékistan, ainsi que de Patrice Burger, président du CARI, structure organisatrice  du sommet et de Jean-Michel Renault.</p>



<p></p>



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<p>Second prix, « Begs » de Drljevic Darko, Monténégro</p>
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<div class="wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow" style="flex-basis:33.33%">
<p>Le deuxième prix a été attribué à <strong>Darko Drljevic</strong>, artiste originaire du Monténégro et figure majeure du dessin de presse international. Né le 28 février 1962 à Kolasin, il est aujourd’hui président de l’association monténégrine de caricature. Dessinateur, peintre et illustrateur indépendant, il possède un parcours exceptionnel, avec plus de 280 distinctions à son actif, 65 expositions personnelles et plus de 500 participations à des expositions collectives. Auteur de cinq ouvrages et éditeur du magazine humoristique <em>TUS</em>, il est également à l’origine du premier concours international de caricature au Monténégro. Son œuvre, diffusée dans de nombreux journaux, magazines et chaînes de télévision, témoigne d’un engagement constant en faveur du dessin comme vecteur d’expression universelle.</p>
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<p>Le concours de dessins de presse Desertif’actions s’impose cette année encore comme un espace d’expression engagé, mêlant art et plaidoyer. À travers les regards croisés d’artistes du monde entier, il met en lumière, avec humour et gravité, les défis environnementaux et humains qui traversent les zones arides.</p>



<p>Le succès de cette édition 2026 confirme l’intérêt croissant pour ces formes artistiques comme outils de sensibilisation, capables de toucher un large public et de susciter le débat bien au-delà des cercles spécialisés.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Financer la lutte contre la sécheresse : une équation insoluble sans changements de fond</title>
		<link>https://desertif-actions.org/financer-la-lutte-contre-la-secheresse-une-equation-insoluble-sans-changements-de-fond/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 28 Mar 2026 09:32:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un milliard de dollars par jour d'ici à 2030 : c'est le montant qu'il faudrait mobiliser pour restaurer 1,5 milliard d'hectares de terres dégradées et atteindre les objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Un chiffre au cœur de la table ronde consacrée aux financements, qui s’est tenu dans le cadre du sommet Désertif’actions le 26 mars à Djerba. Car derrière ce vertige arithmétique se cache une autre question redoutable : la difficulté d’acheminer l’argent « aux bons endroits », là où il sera efficace.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Un milliard de dollars par jour d&rsquo;ici à 2030 : c&rsquo;est le montant qu&rsquo;il faudrait mobiliser pour restaurer 1,5 milliard d&rsquo;hectares de terres dégradées et atteindre les objectifs de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification. Un chiffre au cœur de la table ronde consacrée aux financements, qui s’est tenu dans le cadre du sommet Désertif’actions le 26 mars à Djerba. Car derrière ce vertige arithmétique se cache une autre question redoutable : la difficulté d’acheminer l’argent «&nbsp;aux bons endroits&nbsp;», là où il sera efficace.</p>



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<p>Au sein de l&rsquo;Agence française de développement (AFD), la lutte contre la sécheresse est une priorité stratégique de longue date. Elle se traduit par la volonté de développer « une agriculture diversifiée, des sols vivants qui réussissent à stocker de l&rsquo;eau, des investissements dans des infrastructures de stockage, des pratiques agricoles plus économes en eau, la réutilisation des eaux usées », a expliqué Sandra Rulière, responsable adjointe de la division agriculture, développement rural et biodiversité de l&rsquo;institution, le 26 mars pendant la table ronde organisée lors du sommet Désertif’actions à Djerba. Tout cela se décline par le déploiement d’une enveloppe de 600 millions à 1 milliard d’euros par an pour soutenir les transitions agroécologiques — au pluriel, insiste-t-elle, « parce que la transition agroécologique doit être pragmatique, adaptée au contexte ».</p>



<p>Aujourd’hui, l’AFD estime que deux tiers des financements formels de l&rsquo;agriculture viennent des institutions financières, des banques publiques agricoles. En Afrique, les fonds publics fournissent même près de 80 % des ressources pour la résilience. Mais cela ne suffit pas&nbsp;: il faudrait l’appui du secteur privé car beaucoup d&rsquo;agriculteurs et d&rsquo;éleveurs déclarent ne pas accéder au crédit. Mais les investisseurs privés ne veulent pas prendre le risque de financer l’agriculture ou l’économie africaine. Ce qui a de lourdes conséquences : « Aujourd&rsquo;hui, si les pays africains veulent aller sur les marchés financiers, ils paient plus cher que d&rsquo;autres pays. », a rappelé Al-Hamndou Dorsouma, chef de la division Climat et Croissance verte à la Banque africaine de développement (BAD). Pour le responsable, au-delà de la disponibilité des fonds, il ne faut pas mettre de côté la difficulté du fléchage&nbsp;: « dans la plupart des mécanismes développés ces dernières années, les acteurs de terrain n&rsquo;accèdent pas directement aux ressources financières ». Les budgets vont aux gouvernements, qui sont censés les redistribuer à l&rsquo;échelle locale, or «&nbsp;c&rsquo;est là où ça bloque », selon l’expert.</p>



<p></p>



<h2 class="wp-block-heading">Ouvrir des fenêtres de financement direct pour les acteurs de terrain</h2>



<p>Pour contourner cette difficulté, la BAD a cherché ces dernières années à ouvrir des fenêtres de financement direct pour les acteurs de terrain — ONG, communautés locales, municipalités — en dehors du circuit étatique classique. Au Bénin, un projet d&rsquo;un million de dollars, acheminé directement via des structures locales, a ainsi financé 15 investissements dans 9 communes. La banque développe aussi des programmes régionaux de grande envergure — le Drought Resilient Programme for Horn of Africa, à sa quatrième phase depuis 2012, ou le PIDACC en Afrique de l&rsquo;Ouest, cofinancé par le Fonds vert pour le climat. De son côté, l’AFD a notamment initié un accompagnement des banques publiques agricoles — Crédit Agricole du Maroc, LBA au Sénégal, FIRA au Mexique, ou encore une banque d&rsquo;élevage en Ouzbékistan — dans le financement des exploitants via des lignes de crédit bonifiées. Il s’agit de proposer « <strong><em>des taux d&rsquo;intérêt subventionnés, plus bas, adaptés pour les producteurs</em></strong> », a expliqué Sandra Rullière. En contrepartie, les banques s&rsquo;engagent à financer des pratiques agroécologiques — et l&rsquo;AFD les accompagne avec de l&rsquo;assistance technique et des outils innovants pour s&rsquo;assurer de leur mise en œuvre sur le terrain sans renchérir le crédit. Entre 2008 et 2022, plus de 900 millions d&rsquo;euros ont été engagés auprès de 50 institutions financières, qui ont à leur tour financé des milliers d&rsquo;agriculteurs. «<em><strong> On a un levier extrêmement fort</strong></em> », conclut-elle.</p>



<p>Mais cette dynamique ne peut fonctionner sans des politiques publiques adaptées. « <strong><em>Des politiques incohérentes, cela signifie des investissements incohérents</em></strong> », a mis en garde la responsable. Or l’une de ces incohérences réside dans le manque de mobilisation des Etats face aux sécheresses. Malgré son statut de « <strong><em>crise climatique la plus coûteuse et la plus mortelle </em></strong>», ce phénomène « <strong><em>n&rsquo;est toujours pas devenu une priorité nationale de développement</em></strong> », a regretté Al-Hamndou Dorsouma. Or les banques multilatérales répondent aux priorités des États. «<strong><em> Si les États en font une priorité, je ne vois pas pour quelles raisons nous ne financerions pas.</em></strong> » Au Mécanisme mondial de la Convention, Habiba Khiari déplore quant à elle la difficulté des Etats à bâtir des plans de lutte contre la sécheresse bien construits. «<strong><em>&nbsp;Nous avons remarqué que les pays n&rsquo;ont pas bien programmé ces plans, leurs cibles. Il y a des redondances, le financement est fragmenté entre plusieurs secteurs, plusieurs cadres, le climat, l&rsquo;humanitaire, le développement</em></strong>.&nbsp;» En découle une mauvaise lisibilité pour les donateurs, les bailleurs.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux</h2>



<p>Annoncé lors de la COP16, le Partenariat mondial pour la résilience à la sécheresse tente de répondre à ces blocages. Le dispositif prévoit un fonds de préparation pour élaborer des plans intégrés sécheresse-investissement ; une facilité de développement de projets, adossée à un fond multipartenaire et à un instrument dédié au secteur privé (le Drought Resilience Investment Facility) ; et une banque de connaissances pour mutualiser les solutions. Selon Habiba Khiari, le secrétariat devrait être opérationnel avant la fin de l&rsquo;année. Pour la responsable, il est en tout cas nécessaire de renforcer les capacités des acteurs nationaux et locaux pour leur permettre de mieux répondre aux demandes des financeurs. Tant que cela ne sera pas fait, «<strong><em> le rythme de mobilisation des ressources sera lent et prendra beaucoup de temps </em></strong>». Et pour Sandra Rullière, il est aussi indispensable de travailler collectivement, particulièrement au niveau local, sur les priorités de financement, une dimension qu’elle estime souvent oubliée. «<strong><em> La gestion des ressources naturelles, ce sont des usages différents, avec des besoins qui peuvent être contraires et contradictoires </em></strong>», souligne-t-elle. Décider d&rsquo;affecter une terre, une mare, une forêt à tel usage, à tel moment « <strong><em>nécessite d&rsquo;accompagner le dialogue </em></strong>». Or les animateurs territoriaux capables de faciliter ces arbitrages sont rares, et leur formation absente des cursus.</p>



<p><strong>Qu’est-ce que la COP 17, qui aura lieu en août prochain en Mongolie, pourrait changer&nbsp;?</strong> Du point de vue d’Al-Hamndou Dorsouma, il faut y valider un protocole sur la sécheresse, réclamé de longue date par les pays africains et resté hors de portée à Riyad. « <em><strong>L&rsquo;Afrique a beaucoup lutté pour ce protocole.</strong></em> » Pour lui, la clé réside dans la priorisation de la sécheresse par les Etats et dans une réforme qui leur permettent d’absorber ce qui existe déjà : financements souverains, obligations vertes, mécanismes d&rsquo;assurance. «<strong><em> Augmenter la capacité d&rsquo;absorption des États : c&rsquo;est pour moi le plus important, et c&rsquo;est beaucoup plus vers les États que vers la COP.</em></strong> » Sandra Rullière évoque de son côté l’enjeu de la rémunération de la performance environnementale. Commerce équitable, achats responsables des entreprises, mécanismes de péréquation publics… Les outils existent à la marge, mais restent insuffisants. Une chose est en tout cas certaine, selon Habiba Khiari : « <em><strong>On ne peut pas s&rsquo;offrir le luxe de travailler chacun de son côté sur ces thématiques. L&rsquo;urgence est signalée</strong></em>. »</p>



<p></p>



<p></p>



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		<title>Repenser les politiques publiques pour construire la résilience à la sécheresse</title>
		<link>https://desertif-actions.org/repenser-les-politiques-publiques-pour-construire-la-resilience-a-la-secheresse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 10:29:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Désertif'actions 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2000 et 2019, plus d’1,4 milliard de personnes ont été touchées par des sécheresses. Ce chiffre de la FAO témoigne de l’ampleur du phénomène, dont la fréquence et l’intensité ne cesse de s’accroître au fil du temps. Au cœur des échanges lors du premier jour du sommet Désertif’actions, qui se tient à Djerba du 25 au 28 mars : les réponses que peuvent offrir les politiques publiques. Car aujourd’hui, le sujet est moins technique que politique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Entre 2000 et 2019, plus d’1,4 milliard de personnes ont été touchées par des sécheresses. Ce chiffre de la FAO témoigne de l’ampleur du phénomène, dont la fréquence et l’intensité ne cesse de s’accroître au fil du temps. Au cœur des échanges lors du premier jour du sommet Désertif’actions, qui se tient à Djerba du 25 au 28 mars&nbsp;: les réponses que peuvent offrir les politiques publiques. Car aujourd’hui, le sujet est moins technique que politique. Pour faire face à ces épisodes climatiques extrêmes, un certain nombre de solutions existent, mais elles sont trop souvent confinées dans des zones «&nbsp;tests&nbsp;» ou bien requièrent des changements systémiques. Les développer à l’échelle de territoires nécessite des outils et des stratégies politiques pas simples à mettre en œuvre.</p>



<p></p>



<p>Dans le monde, 11 % des terres en cultures pluviales et 14 % des pâturages ont été confrontés à des sécheresses ces 40 dernières années. Ces chiffres issus du dernier rapport de la FAO<a href="#_ftn1" id="_ftnref1">[1]</a> ont été présentés par Nora Berrahmouni, directrice adjointe du département «&nbsp;Land and water&nbsp;» de l’organisation lors de la 6<sup>ème</sup> édition de Désertif’actions, qui se déroule à Djerba du 25 au 28 mars. «&nbsp;<strong><em>Si nous sommes dans un scénario où le réchauffement climatique est de + 4 °, nous aurons sept fois plus de sécheresse</em></strong>&nbsp;», a prévenu la spécialiste dans le cadre d’une table ronde dédiée à l’impact des sécheresses dans le monde et à leur prise en compte politique.</p>



<p>Les conséquences de ces épisodes climatiques extrêmes sont multiples et concernent tant les disponibilités en nourriture pour la population et les animaux, que l’activité économique ou la diversité des écosystèmes. «&nbsp;Quand le bétail est décimé parce qu’il n’y a plus d’eau, les éleveurs sont bien sûr touchés, mais aussi ceux qui consomment leurs produits comme le lait, a par exemple souligné Harouna Abarchi, président de l’association nigérienne A2N (Alliance globale pour l’IYRP). L’environnement est aussi modifié car les animaux transportent des graines dans leurs fèces, ce qui permet de diversifier la flore locale, et dans les moments de sécheresse, cela disparaît&nbsp;». Universitaire kenyane, Dorothy Amwata a pour sa part notamment mis l’accent sur la fragilisation des femmes et des personnes handicapées, encore plus mal équipées que les autres pour résister.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Savoir adapter les espèces</h2>



<p>Pourtant, des solutions existent. C’est ce qu’a expliqué Sahbi Mahjoub, fondateur de la société Sadira spécialisée dans l’arboriculture. «<em><strong>&nbsp;Nous avons 700 hectares de fruitiers répartis du nord au sud de la Tunisie, et avec le dérèglement climatique, la multiplication des sécheresses et des inondations, nous avons dû nous réinventer totalement</strong></em>&nbsp;». Cette réinvention passe par l’adaptation des espèces. Le professionnel fait ainsi la promotion dans la région de Gabès de la culture de tomates irriguée avec de l’eau osmosée. «&nbsp;U<strong><em>n hectare permet de faire vivre très bien une dizaine de familles&nbsp;</em></strong>», a-t-il souligné. L’un de ses prochains défis&nbsp;: développer la culture de framboises et de myrtilles à l’aide de nouvelles variétés. Leurs besoins en froid sont très faibles et elles pourraient être alimentées par de l’eau dessalée.</p>



<p>Si pour l’entrepreneur, l’une des solutions à la sécheresse passe par la sédentarisation des populations grâce à des activités économiques qui rapportent de quoi vivre, Harouna Abarchi, dont le pays est tourné vers l’élevage, mise de son côté sur la mobilité. «<strong><em>&nbsp;Il faut que les pasteurs puissent bouger d’une zone moins nantie à une autre mieux nantie, ce qui permet une régénération de la terre&nbsp;</em></strong>», a-t-il souligné. Comme Sahbi Mahjoub, il croit sinon en l’adaptation des espèces. «&nbsp;De manière ‘très scientifique’, les éleveurs vont privilégier des races de bovins qui marchent bien pour faciliter la transhumance&nbsp;», a-t-il ainsi précisé. Pour Dorothy Amwata, ces pratiques, quelles qu’elles soient, doivent absolument être pensées dans le temps long. Selon elle, «&nbsp;Il faut passer de la réponse à la sécheresse à la prévention des risques à l’aide de mesures de long terme&nbsp;».</p>



<h2 class="wp-block-heading">Prévenir le risque sécheresse plutôt que gérer les crises</h2>



<p>Un point largement partagé par Jean-Luc Chotte, chercheur à l’IRD et président du Comité scientifique français sur la désertification (CSFD). «&nbsp;<em><strong>La sécheresse ne doit pas être considérée comme une crise, mais comme un risque systémique, a-t-il expliqué. Son impact est lié à la vulnérabilité des populations comme à celle des écosystèmes, qui sont ou non préparés à ce type de risques&nbsp;</strong></em>». Cette «&nbsp;préparation&nbsp;» implique de développer une résilience &#8211; à l’échelle des populations comme des écosystèmes &#8211; qui permet d’anticiper les risques de manière à rendre les systèmes moins voire plus vulnérables. Elle ne peut se construire que sur le long terme.</p>



<p>«&nbsp;On a les connaissances, on a les cadres institutionnels au niveau international, la volonté politique mais on n’avance pas assez vite&nbsp;», a déploré l’expert. Plusieurs causes à cela, parmi lesquelles la forte fragmentation de ces cadres institutionnels mais aussi la difficulté à agir en même temps sur des plans très différents. Responsable de la commune nigérienne d’Hamdollaye, qui regroupe 78 villages et 40 hameaux près de Niammey, Harouna Inoussa souligne ainsi le besoin d’une réforme foncière. «&nbsp;<em><strong>La majorité de nos agriculteurs exploitent des champs d’héritage, qui sont partagés entre tous les descendants et sont trop petits pour leur permettre de gagner leur vie</strong></em>&nbsp;». Mais s’attaquer à ce seul sujet ne suffit pas&nbsp;: il faut également protéger l’environnement à l’aide d’une législation adaptée, encadrer le coût des intrants tout en promouvant des techniques de production plus durables…. Ce qui demande, du temps, des compétences et des budgets, l’un des nœuds du problème. &nbsp;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Penser les financements avec une logique de long terme</h2>



<p>Au Burkina Faso, Bernabé Traoré note ainsi la fragilité des financements d’un certain nombre d’outils d’appui aux politiques publiques, par exemple en matière de systèmes d’alerte&nbsp;: «<strong><em>&nbsp;Des mécanismes se mettent en place, mais très souvent, les systèmes sont financés par des programmes qui ont une fin et il est difficile de les rendre durables</em></strong>&nbsp;». Sociologue du développement rural, Awatef Mabrouk regrette pour sa part certains contextes : «&nbsp;E<em><strong>n Tunisie, nous avons une gouvernance centralisée. Mais ce n’est pas optimisé par rapport à la connexion avec les réalités territoriales</strong></em>&nbsp;».</p>



<p><br>Pour Jean-Luc Chotte, l’une des réponses à ces difficultés consiste à ne plus mettre la question des sécheresses «&nbsp;partout&nbsp;» mais «&nbsp;au centre&nbsp;». Selon lui, «&nbsp;<strong><em>la dilution politique actuelle conduit à ce que personne ne soit redevable d’une action ou d’une non action sur la sécheresse</em></strong>&nbsp;». De quoi donner matière à penser avant la COP 17 qui aura lieu en août prochain.</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p><a href="#_ftnref1" id="_ftn1">[1]</a> L&rsquo;État des ressources en terres et en eau pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture dans le monde 2025</p>



<p></p>



<p></p>



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		<item>
		<title>Sécheresse et agroécologie : essayons d&#8217;y voir clair</title>
		<link>https://desertif-actions.org/secheresse-et-agroecologie-essayons-dy-voir-clair/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[DA-admin]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 05 Mar 2026 19:16:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Ressources et documentations]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://desertif-actions.org/?p=6925</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce document est né de la volonté de rendre accessibles les connaissances scientifiques relatives à l’intérêt de l’agroécologie dans la gestion des sécheresses. Il s’appuie sur une synthèse bibliographique plus complète produit par Isabelle Amsallem pour le CARI, dont il propose une lecture pédagogique, orientée vers l’action, pour celles et ceux qui agissent au quotidien [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Ce document est né de la volonté de rendre accessibles les connaissances scientifiques relatives à l’intérêt de l’agroécologie dans la gestion des sécheresses. Il s’appuie sur une synthèse bibliographique plus complète produit par Isabelle Amsallem<sup data-fn="b19f70ce-80d2-492f-9aec-aea9a930dcf5" class="fn"><a href="#b19f70ce-80d2-492f-9aec-aea9a930dcf5" id="b19f70ce-80d2-492f-9aec-aea9a930dcf5-link">1</a></sup> pour le CARI<sup data-fn="e1d7da3d-e1ca-48b8-ac8b-861f842d5052" class="fn"><a href="#e1d7da3d-e1ca-48b8-ac8b-861f842d5052" id="e1d7da3d-e1ca-48b8-ac8b-861f842d5052-link">2</a></sup>, dont il propose une lecture pédagogique, orientée vers l’action, pour celles et ceux qui agissent au quotidien dans les territoires.</p>



<p>Sans prétendre à l’exhaustivité d’un rapport scientifique, il cherche à faire le lien entre recherche et pratique, en éclairant les enjeux concrets de la gestion des sécheresses à travers le prisme de l’agroécologie. L’objectif est de montrer, de façon claire et opérationnelle, comment les approches agroécologiques peuvent renforcer la résilience des systèmes agricoles et des communautés rurales face aux crises présentes et à venir.</p>


<ol class="wp-block-footnotes"><li id="b19f70ce-80d2-492f-9aec-aea9a930dcf5">Rédactrice, éditrice et traductrice scientifique, en charge des éditions à Agropolis International. <a href="#b19f70ce-80d2-492f-9aec-aea9a930dcf5-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 1"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li><li id="e1d7da3d-e1ca-48b8-ac8b-861f842d5052">Centre d’actions et de réalisations internationales, association dont la mission consiste à combattre la désertification et promouvoir l’agroécologie<br>durable. <a href="#e1d7da3d-e1ca-48b8-ac8b-861f842d5052-link" aria-label="Aller à la note de bas de page 2"><img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/21a9.png" alt="↩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />︎</a></li></ol>


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